sabato 3 ottobre 2026

A proposito di un pensiero radicalmente laico e antimistico, per una critica acratica, senza dei, né padroni, né padrone

 




La storia e anche la preistoria dell’umanità sono state caratterizzate da un approccio mistico della realtà.

Inevitabile, perché, nella coscienza, l’esperienza e la riflessione non possono produrre un inizio di conoscenza se non a partire dal proprio vissuto spontaneo, accumulando e verificando, attraverso la critica empirica dei propri errori, i risultati della sperimentazione e delle scoperte valide, utili al buen vivir ricercato.

IL PRIMO APPROCCIO ALLA REALTA NON HA DUNQUE POTUTO ESSERE CHE MISTICO, CORREGGENDOSI CON IL PROCEDERE DELL’ESPERIENZA attraverso l’accumulazione e l’utilizzo dei dati critici verificati.

Il metodo scientifico è stato il primo utensile necessario filosoficamente per la correzione degli errori di valutazione di un pensiero in fieri. Il misticismo è stato e purtroppo resta ancora la tendenza primaria e spontanea di una scimmia in via d’inventarsi umana attraverso la riflessione e la verifica dei dati riguardanti la sua sperimentazione della vita.

Tutti, senza eccezione, sono passati di là, ma non nella stessa maniera, non con gli stessi criteri critici, né le stesse intenzioni.

Il pensiero scientifico è un lago d’acqua pura resa potabile dall’intelligenza sensibile, un piccolo lago circondato da un oceano spontaneo di pensiero mistico da cui colano a fiotti le manipolazioni opportuniste, volontarie o involontarie.

Faccio dunque, con la mia riflessione, l’elogio del metodo scientifico senza alcuna ingenuità da parte mia; cosciente di quanto la scienza stessa diventi un’arma ideologica di distruzione di massa nelle mani di un dominio che si proclama, non per caso, scientifico e umanista allo stesso tempo, al posto e contro l’umanità reale.

Marx ha cercato di applicare il metodo scientifico al pensiero politico attraverso la critica dell’economia politica, senza tuttavia riuscire a evitare la crescita di un misticismo comunista, autoritario o libertario, che egli stesso ha voluto denunciare affermando, in modo provocatorio, alla fine della sua vita, di non essere marxista. Questo fu il suo ultimo messaggio di allerta per preservare il suo materialismo dialettico che stava diventando un’ideologia comunista.

Il cuore della questione in gioco nel nostro presente è liberarci dall’ideologia, TUTTE LE IDEOLOGIE, per ritrovare l’aria pura della teoria che cerca criticamente la propria pratica. Perché la teoria è assolutamente e consapevolmente nemica di ogni ideologia, refrattaria agli spettacoli che manipolano il reale, siano essi concentrati, diffusi o ormai definitivamente integrati.

Praticamente da sempre, la storia dell’umanità ha conosciuto conflitti sociali che si sono particolarmente manifestati con l’apparizione di una società divisa in classi, di cui molti individui che la subiscono sono diventati progressivamente consapevoli.

Da una parte quelli che vogliono porre fine alle disuguaglianze e alle sofferenze, dall’altra quelli che vogliono preservarne l’esistenza e i privilegi.

Da più di due secoli, l’ultima modernità della società umana si manifesta sempre più chiaramente come l’opposizione tra una programmazione reazionaria volta a conservare l’esistente, con le sue gerarchie e dominazioni, e una volontà rivoluzionaria di eliminare una società anti egualitaria basata su privilegi e suprematismo. Una volontà nobile, ma troppo spesso confusa nella sua attuazione. Ormai tutti lo sanno e lo vedono: da un lato i fascismi (neri, rossi, poco importa il colore; sono dappertutto: da Auschwitz a Mosca, da Vichy a Parigi, dalla Palestina a Washington), dall’altro un’umanità di mutuo soccorso in cerca di felicità condivisa, resa purtroppo mistica artificialmente, già di per sé confusa a causa del suo misticismo originario, prima religioso e ora tecnocratico.

Perché, oggi, il misticismo è anche prodotto artificialmente e si chiama, giustamente, intelligenza artificiale: la macchina al posto di dio, superuomo ridicolo vittima ultima della soluzione finale, gasato spettacolarmente dal dominio reale del Capitale in un campo di concentramento ormai planetario dove abbondano i kapò di ogni tipo.

In questo strano presente incerto, dovremo scoprire la teoria critica che renda possibile l’emancipazione da tutte le ideologie e dai loro paradisi artificiali che nascondono autentici inferni.

LA FINE DEL MISTICISMO è prevista quando? La risposta è urgente e decisiva.

Chiamo questo passaggio cruciale per l’umanità residua il punto di innesco della coscienza di specie nascente. 

 

Vedremo, forse! 

 

Sergio Ghirardi Sauvageon, 30-9-2026


À propos d’une pensée radicalement laïque et antimystique,

pour une pratique acratique,

sans dieux, ni maîtres, ni maîtresses

 


L’histoire, et même la préhistoire de l’humanité ont été caractérisées par une approche mystique de la réalité.

Inévitable, car, dans la conscience, l’expérience et la réflexion ne peuvent produire un début de connaissance qu’à partir de son propre vécu spontané, en accumulant et en vérifiant, à travers la critique empirique de ses propres erreurs, les résultats de l’expérimentation et des découvertes valables, utiles au buen vivir recherché.

LA PREMIÈRE APPROCHE DE LA RÉALITÉ N’A PU DONC QU’ÊTRE MYSTIQUE , EN SE CORRIGEANT AU FUR ET MESURE DE L’EXPÉRIENCE par l’accumulation et l’utilisation de données critiques vérifiées.

La méthode scientifique a été le premier outil nécessaire philosophiquement à la correction des erreurs d’évaluation d’une pensée in fieri. Le mysticisme a été et, hélas, reste encore la tendance primaire spontanée d’un singe en train de s’inventer humain par la réflexion et la vérification des données concernant son expérimentation de la vie.

Tout le monde est passé et passe par là, mais pas de la même manière, pas avec les mêmes critères critiques, ni les mêmes intentions.

La pensée scientifique est un lac d’eau pure rendue buvable par l’intelligence sensible, un petit lac entouré par un océan spontané de pensée mystique dont coulent à flot les manipulations opportunistes, volontaires ou involontaires.

Je fais là, par ma réflexion, l’éloge de la méthode scientifique sans en être dupe ; en sachant combien la science elle-même devienne une arme idéologique de destruction massive entre les mains d’une domination qui se prétend, comme par hasard, scientifique et humaniste à la fois, à la place et contre l’humanité réelle.

Marx a cherché d’appliquer la méthode scientifique à la pensée politique par la critique de l’économie politique, sans pour autant pouvoir éviter la croissance d’un mysticisme communiste, autoritaire ou libertaire, qu’il a lui-même voulu dénoncer en affirmant, de façon provocatrice, à la fin de sa vie, ne pas être marxiste. Ce fut son ultime message d’alerte pour préserver son matérialisme dialectique en train de devenir idéologie communiste.

Le cœur de l’enjeu de notre présent c’est de se libérer de l’idéologie, TOUTES LES IDÉOLOGIES, afin de retrouver l’air pur de la théorie qui cherche par la critique sa pratique. Car la théorie est absolument et consciemment ennemie de toute idéologie, réfractaire aux spectacles qui manipulent le réel, soient-ils concentrés, diffus ou désormais définitivement intégrés.

Depuis pratiquement toujours, l’histoire de l’humanité a connu une conflictualité sociale qui s’est particulièrement affirmée avec l’apparition d’une société divisée en classes dont bon nombre des individus qui la subissent sont devenus progressivement conscients.

D’un côté ceux qui veulent en finir avec les inégalités et les souffrances, de l’autre ceux qui en veulent préserver l’existence et les privilèges.

Depuis plus de deux siècles, la modernité ultime de la société humaine se manifeste de plus en plus clairement comme l’opposition d’une programmation réactionnaire de conservation de l’existant, avec ses hiérarchies et ses dominations, face à une volonté révolutionnaire d’éradication d’une société inégalitaire fondée sur les privilèges et le suprématisme. Volonté noble mais trop souvent confuse dans sa mise en pratique.

Désormais tout le monde le sait et le voit : d’un côté les fascismes (noirs, rouges, peu importe la couleur ; ils sont partout : de Auschwitz à Moscou, de Vichy à Paris, de la Palestine à Washington), de l’autre une humanité de l’entraide en quête de bonheur partagé, hélas rendue artificiellement mystique, déjà confuse qu’elle était du fait de son mysticisme originel, avant religieux puis technocratique.

Car, aujourd’hui, le mysticisme est aussi produit artificiellement et on l’appelle, justement, intelligence artificielle : la machine à la place de dieu, ce surhomme ridicule victime ultime de la solution finale, gazé spectaculairement par la domination réelle du Capital dans un camp concentrationnaire désormais planétaire où abondent les kapos en tout genre.

Dans ce drôle de présent incertain, il nous faudra déceler la théorie critique rendant possible l’émancipation de toutes les idéologies et de leurs paradis artificiels cachant de réels enfers.

LA FIN DU MYSTICISME, c’est pour quand ? La réponse est urgente et décisive.

J’appelle ce passage crucial pour l’humanité résiduelle le point de déclenchement de la conscience d’espèce naissante.

 

On verra, peut-être !

 

Sergio Ghirardi Sauvageon, 30-9-2026