La storia e anche la preistoria dell’umanità sono state caratterizzate da un approccio mistico della realtà.
Inevitabile, perché, nella coscienza, l’esperienza e la
riflessione non possono produrre un inizio di conoscenza se non a partire dal
proprio vissuto spontaneo, accumulando e verificando, attraverso la critica
empirica dei propri errori, i risultati della sperimentazione e delle scoperte
valide, utili al buen vivir ricercato.
IL PRIMO APPROCCIO ALLA REALTA NON HA DUNQUE POTUTO
ESSERE CHE MISTICO, CORREGGENDOSI CON IL PROCEDERE DELL’ESPERIENZA attraverso
l’accumulazione e l’utilizzo dei dati critici verificati.
Il metodo scientifico è stato il primo utensile
necessario filosoficamente per la correzione degli errori di valutazione di un
pensiero in fieri. Il misticismo è stato e purtroppo resta ancora la tendenza
primaria e spontanea di una scimmia in via d’inventarsi umana attraverso la
riflessione e la verifica dei dati riguardanti la sua sperimentazione della
vita.
Tutti, senza eccezione, sono passati di là, ma non nella
stessa maniera, non con gli stessi criteri critici, né le stesse intenzioni.
Il pensiero scientifico è un lago d’acqua pura resa
potabile dall’intelligenza sensibile, un piccolo lago circondato da un oceano
spontaneo di pensiero mistico da cui colano a fiotti le manipolazioni
opportuniste, volontarie o involontarie.
Faccio dunque, con la mia riflessione, l’elogio del
metodo scientifico senza alcuna ingenuità da parte mia; cosciente di quanto la
scienza stessa diventi un’arma ideologica di distruzione di massa nelle mani di
un dominio che si proclama, non per caso, scientifico e umanista allo stesso
tempo, al posto e contro l’umanità reale.
Marx ha cercato di applicare il metodo scientifico al
pensiero politico attraverso la critica dell’economia politica, senza tuttavia
riuscire a evitare la crescita di un misticismo comunista, autoritario o
libertario, che egli stesso ha voluto denunciare affermando, in modo
provocatorio, alla fine della sua vita, di non essere marxista. Questo fu il
suo ultimo messaggio di allerta per preservare il suo materialismo dialettico
che stava diventando un’ideologia comunista.
Il cuore della questione in gioco nel nostro presente è
liberarci dall’ideologia, TUTTE LE IDEOLOGIE, per ritrovare l’aria pura della
teoria che cerca criticamente la propria pratica. Perché la teoria è
assolutamente e consapevolmente nemica di ogni ideologia, refrattaria agli
spettacoli che manipolano il reale, siano essi concentrati, diffusi o ormai
definitivamente integrati.
Praticamente da sempre, la storia dell’umanità ha
conosciuto conflitti sociali che si sono particolarmente manifestati con
l’apparizione di una società divisa in classi, di cui molti individui che la
subiscono sono diventati progressivamente consapevoli.
Da una parte quelli che vogliono porre fine alle
disuguaglianze e alle sofferenze, dall’altra quelli che vogliono preservarne
l’esistenza e i privilegi.
Da più di due secoli, l’ultima modernità della società
umana si manifesta sempre più chiaramente come l’opposizione tra una
programmazione reazionaria volta a conservare l’esistente, con le sue gerarchie
e dominazioni, e una volontà rivoluzionaria di eliminare una società anti egualitaria
basata su privilegi e suprematismo. Una volontà nobile, ma troppo spesso
confusa nella sua attuazione. Ormai tutti lo sanno e lo vedono: da un lato i
fascismi (neri, rossi, poco importa il colore; sono dappertutto: da Auschwitz a
Mosca, da Vichy a Parigi, dalla Palestina a Washington), dall’altro un’umanità
di mutuo soccorso in cerca di felicità condivisa, resa purtroppo mistica
artificialmente, già di per sé confusa a causa del suo misticismo originario,
prima religioso e ora tecnocratico.
Perché, oggi, il misticismo è anche prodotto
artificialmente e si chiama, giustamente, intelligenza artificiale: la macchina
al posto di dio, superuomo ridicolo vittima ultima della soluzione finale,
gasato spettacolarmente dal dominio reale del Capitale in un campo di
concentramento ormai planetario dove abbondano i kapò di ogni tipo.
In questo strano presente incerto, dovremo scoprire la
teoria critica che renda possibile l’emancipazione da tutte le ideologie e dai
loro paradisi artificiali che nascondono autentici inferni.
LA FINE DEL MISTICISMO è prevista quando? La risposta è
urgente e decisiva.
Chiamo questo passaggio cruciale per l’umanità residua il
punto di innesco della coscienza di specie nascente.
Vedremo, forse!
Sergio Ghirardi Sauvageon, 30-9-2026
À propos d’une pensée radicalement laïque et antimystique,
pour une pratique acratique,
sans dieux, ni maîtres, ni maîtresses
L’histoire, et même la préhistoire de l’humanité ont été caractérisées
par une approche mystique de la réalité.
Inévitable, car, dans la conscience, l’expérience et la réflexion ne
peuvent produire un début de connaissance qu’à partir de son propre vécu
spontané, en accumulant et en vérifiant, à travers la critique empirique de ses
propres erreurs, les résultats de l’expérimentation et des découvertes
valables, utiles au buen vivir recherché.
LA PREMIÈRE APPROCHE DE LA RÉALITÉ N’A PU DONC QU’ÊTRE MYSTIQUE ,
EN SE CORRIGEANT AU FUR ET MESURE DE L’EXPÉRIENCE par l’accumulation et
l’utilisation de données critiques vérifiées.
La méthode scientifique a été le premier outil nécessaire
philosophiquement à la correction des erreurs d’évaluation d’une pensée in
fieri. Le mysticisme a été et, hélas, reste encore la tendance primaire
spontanée d’un singe en train de s’inventer humain par la réflexion et la
vérification des données concernant son expérimentation de la vie.
Tout le monde est passé et passe par là, mais pas de la même manière,
pas avec les mêmes critères critiques, ni les mêmes intentions.
La pensée scientifique est un lac d’eau pure rendue buvable par
l’intelligence sensible, un petit lac entouré par un océan spontané de pensée
mystique dont coulent à flot les manipulations opportunistes, volontaires ou
involontaires.
Je fais là, par ma réflexion, l’éloge de la méthode scientifique sans
en être dupe ; en sachant combien la science elle-même devienne une arme
idéologique de destruction massive entre les mains d’une domination qui se
prétend, comme par hasard, scientifique et humaniste à la fois, à la place et
contre l’humanité réelle.
Marx a cherché d’appliquer la méthode scientifique à la pensée
politique par la critique de l’économie politique, sans pour autant pouvoir
éviter la croissance d’un mysticisme communiste, autoritaire ou libertaire,
qu’il a lui-même voulu dénoncer en affirmant, de façon provocatrice, à la fin
de sa vie, ne pas être marxiste. Ce fut son ultime message d’alerte pour
préserver son matérialisme dialectique en train de devenir idéologie
communiste.
Le cœur de l’enjeu de notre présent c’est de se libérer de l’idéologie,
TOUTES LES IDÉOLOGIES, afin de retrouver l’air pur de la théorie qui cherche par
la critique sa pratique. Car la théorie est absolument et consciemment ennemie
de toute idéologie, réfractaire aux spectacles qui manipulent le réel,
soient-ils concentrés, diffus ou désormais définitivement intégrés.
Depuis pratiquement toujours, l’histoire de l’humanité a connu une
conflictualité sociale qui s’est particulièrement affirmée avec l’apparition
d’une société divisée en classes dont bon nombre des individus qui la subissent
sont devenus progressivement conscients.
D’un côté ceux qui veulent en finir avec les inégalités et les
souffrances, de l’autre ceux qui en veulent préserver l’existence et les
privilèges.
Depuis plus de deux siècles, la modernité ultime de la société humaine
se manifeste de plus en plus clairement comme l’opposition d’une programmation
réactionnaire de conservation de l’existant, avec ses hiérarchies et ses
dominations, face à une volonté révolutionnaire d’éradication d’une société
inégalitaire fondée sur les privilèges et le suprématisme. Volonté noble mais
trop souvent confuse dans sa mise en pratique.
Désormais tout le monde le sait et le voit : d’un côté les
fascismes (noirs, rouges, peu importe la couleur ; ils sont partout :
de Auschwitz à Moscou, de Vichy à Paris, de la Palestine à Washington), de
l’autre une humanité de l’entraide en quête de bonheur partagé, hélas rendue artificiellement
mystique, déjà confuse qu’elle était du fait de son mysticisme originel, avant
religieux puis technocratique.
Car, aujourd’hui, le mysticisme est aussi produit artificiellement et
on l’appelle, justement, intelligence artificielle : la machine à la place
de dieu, ce surhomme ridicule victime ultime de la solution finale, gazé
spectaculairement par la domination réelle du Capital dans un camp
concentrationnaire désormais planétaire où abondent les kapos en tout genre.
Dans ce drôle de présent incertain, il nous faudra déceler la théorie
critique rendant possible l’émancipation de toutes les idéologies et de leurs
paradis artificiels cachant de réels enfers.
LA FIN DU MYSTICISME, c’est pour quand ? La réponse est urgente et
décisive.
J’appelle ce passage crucial pour l’humanité résiduelle le point de
déclenchement de la conscience d’espèce naissante.
On verra, peut-être !
Sergio Ghirardi Sauvageon, 30-9-2026