sabato 7 aprile 2018

Parfois tout commence par des chansons 2

 

 

TERRE LIBRE                                        


« En août 2016 je me trouvais à Athènes dans l’appartement d’un ami. Je venais d’apprendre que de nouvelles menaces pesaient sur l’occupation de Notre Dame des Landes, quand un accordéoniste passa dans la rue, jouant un air que je m’empressai de noter. C’est de cette rencontre qu’est née la chanson Terre libre, que Fanchon s’est empressée d’ interpréter en faisant d’une simple ritournelle un chant de combat. »
Raoul VANEIGEM

Pour saluer les occupants de Notre-Dame-des-Landes et des ZAD à travers le monde Raoul VANEIGEM : Paroles Ecrites sur l'air de : Άστα τα μαλλάκια σου de Μιχάλης Σογιούλ Fanchon DAEMERS : interprétation, harpe celtique & arrangements Daniel WILLEM : enregistrement et mixage

Je suis d’ici et de nulle part
le monde est mon regard
le désir guide mes pas
la vie est mon combat
mon jardin est sans frontières
ma patrie c’est la Terre
jamais Etat ni mafia
ne s’en appropriera
Religions, nations, partis
fomentent des conflits
dont ne veulent pas ceux pour qui
la vie n’a pas de prix
La guerre que nous menons
C’est la guerre au profit
à l’argent qui envahit
le monde et le pourrit
Mieux nous vaut vivre debout
que survivre à genoux
à ramasser la monnaie
que voleront les banquiers
assez d’une société
où les désespérés
n’ont que le choix de tuer
comme vos policiers
La planète est un cimetière
profitable aux affaires
les croque-morts y font la loi
qu’ils imposent à l’État
mais n’est-il pas étonnant qu’a-
vec ces cadavres élus
pour être nos représentants
nous sommes encore vivants ?
Il n’y a pas de liberté
d’opprimer de tuer
l’homme n’est pas une marchandise
un objet de marché
assassins à la solde
d’une machine à calculer
nous saurons vous briser en
refusant de payer
Vos tanks et vos buldozers
qui ravagent la terre
auront beau tout dévaster
écoles et potagers
nous tenons entre nos mains
les récoltes futures
et nous sommes déterminés
à tout recommencer
Laisse tes cheveux voler
au vent fou des idées
bannissons les prédateurs
de notre société
Nous n’avons pour nos combats
d’autre s arme s que la vie
C’est à elle s que je bois
Aux armes qui ne tuent pas
Je suis d’ici et de nulle part
le monde est mon regard
le désir guide mes pas
la vie est mon combat
mon jardin est sans frontières
ma patrie c’est la Terre
jamais État ni mafia
ne s’en appropriera








Tous nos remerciements à Vincent BASCHET pour la traduction en espagnol : TIERRA LIBRE (version sous-titrée en espagnol : https://youtu.be/U211fEoBIgI)

Soy de aquí y de ningún lugar
El mundo es mi mirada
El deseo guía mi andar
La vida es mi lucha
Mi jardín no tiene fronteras
Mi patria es la tierra Jamás Estado ni mafia Se la apropiarán.
Religión, nación, partido
Fomentan conflictos
Que rechazamos, pues no Tiene la vida precio.
La guerra que llevamos
Es la guerra al lucro
Al dinero que invade
Al mundo y lo pudre.
Más vale vivir de pie
Que mendigar de rodillas
Cogiendo las monedas
Que roban los banqueros.
Basta de una sociedad
Donde a los desolados
No les queda más que matar
Como sus policías.
El planeta es un cementerio
Ventajoso al negocio
Enterradores hacen la ley
Que imponen al Estado
¿Pero no es esto curioso que
Con cadáveres electos
Como respresentantes
Estemos vivos aun?
No tienen el derecho
De oprimir y matar.
El hombre no es mercancía
Ni objeto de venta.
Asesinos a cuenta
De una calculadora
Sabremos destruirlos ne- Gándonos a pagar.
Sus tanques y buldozers
Que asesinan la tierra.
Aunque todo lo devasten
Escuelas y cultivos
Tenemos en nuestras manos
Las cosechas futuras
Y estamos determinados
A comenzar otra vez.
Deja tu cabello volar
Al viento de la locura.
Saquemos a los depredadores
De nuestra sociedad.
No tenemos para combatir
Más armas que la vida.
Por esas armas brindo yo
Por las que no matarán.
Soy de aquí y de ningún lugar
El mundo es mi mirada
El deseo guía mi andar
La vida es mi lucha
Mi jardín no tiene fronteras
Mi patria es la tierra
Jamás Estado ni mafia
Se la apropiarán.

Parfois tout commence par des chansons 1




LA RENGAINE DES RESIGNES

Y a tout à perdre
Rien à gagner
C’est le règne
Des résignés
Et c’est pourquoi
On va crever
Dans la chambre à
Gaz des banquiers . . . . . .


C’est la débine 

Et la combine

Chacun pour soi

Telle est la loi

Et c’est pourquoi

On va crever

Dans la chambre à

Gaz des banquiers
 . . . .
Où sont l’amour

Et l’amitié ?

Morte est 
La solidarité

Et c’est pourquoi

On va crever

Dans la chambre à

Gaz des banquiers
 . . . .
Pas de budget 

Pour les Ecoles

Les hôpitaux

Car nos impôts

Vont financer

Les escaliers

Vers la chambre à

Gaz des banquiers . . . .
C’est la guerre des 

Voisins de paliers

Tout est prétexte

À se flinguer.

Qu’importe puis-

Qu’on va crever,

Dans la chambre à

Gaz des banquiers . . . .
Pour se venger 

De leur lâch’té

Ils attaquent

Les étrangers

Mais c’est ensemble

Qu’ils vont crever

Dans la chambre à

Gaz des banquiers . . . .
L’argent fout l’camp

Si vous pensez 

Que pour autant

La vie s’en va

Vous gagnerez

De quoi crever

Dans la chambre à

Gaz des banquiers . . . .
Pourtant le soleil 

De la vie

Continue à

Nous éclairer.

C’est pas le moment

De crever,

Dans la chambre à

Gaz des banquiers . . . .
La vraie vie

C’est la gratuité

J’veux plus payer

Pour engraisser

Ceux qui pensent

Nous envoyer

Dans la chambre à 


Gaz des banquiers . . . .
L’argent qui tue 

Va les tuer.

Il n’y aura

Qu’à les pousser

Pour qu’ils achèvent

De crever,

Dans leur chambre à

Gaz des banquiers . . . . .


Pour trouver cette chanson (Cd Contre la résignation, chansons d’amour et de révolte) , cliquez là

Dans ce disque, Fanchon Daemers chante la révolte et l’insoumission, tant du point de vue social que du point de vue d’un être qui lutte face à une pression du monde qui tend à emprisonner, anéantir ses forces de création, d’accomplissement, pour le rendre conformable, "uniformable", éteint. Ces chansons, plus que jamais d’actualité, revendiquent un bonheur de vivre bafoué par les intérêts mercantiles d’une minorité avide de pouvoir, évoquent la survie dans la rue des plus démunis, appellent à la transformation du monde, à un monde solidaire et, déjà, à une terre à ne pas détruire... avant-propos de Raoul Vaneigem.


En lien direct avec l'actualité de 2012, cette chanson est née "d'un accès de rage devant la passivité qui tolère l'emprise des mafias bancaires, du FMI et des politiques à la solde de Goldman Sachs" (Raoul VANEIGEM)

Raoul VANEIGEM : paroles
Fanchon DAEMERS : interprétation.
Jacques-Ivan DUCHESNE : musicien et arrangements.
Musique : trad. français, La Fille au Roi Louis.
Extrait du disque "Contre la Résignation Chants d'amour et de révolte".
Avec un avant-propos de Raoul VANEIGEM.

http://chantlibreasbl.wixsite.com/chantlibre-asbl/discographie-fanchon-daemers

                                                             

sabato 13 gennaio 2018

Hommage à Paul Lafargue par Georges Moustaki.






Je voudrais rendre grâce a celui qui peut-être
A été mon premier et mon unique maître
Un philosophe mort voici quelques décades
Mort de son propre choix ni trop vieux ni malade

Il n'était pas de ceux qui entrent dans l'histoire
Nous sommes peu nombreux à servir sa mémoire
Il ne se posait pas en saint ou en prophète
Mais cherchait avant nous le bonheur et la fête

Il rêvait d'une vie que l'on prend par la taille
Sans avoir à la gagner comme une bataille
Nous disait que la Terre était pleine de fruits
Et de pain et d'amour et que c'était gratuit

Il parlait de ne plus jamais plier l'échine
Ni de se prosterner devant une machine
Il souhaitait pour les générations futures
De ne souffrir jamais d'aucune courbature

Sans vouloir enseigner sa parole était claire
En cela peut-être elle est révolutionnaire
Je voudrais rendre grâce à ce maître en sagesse
Qui ne nous arrivait ni d'Orient ni de Grèce

Je voudrais rendre grâce à ce maître en sagesse
Qui ne demandait que le droit à la paresse


domenica 31 dicembre 2017

le cinque stelle e le tre carte




Come contano i sondaggi quando le elezioni non contano più un caxxo!

Secondo i sondaggi - che sono di sicuro armi di distrazione e di distruzione di massa - che circolano senza alcun bisogno di permesso e senza limite, il partito a 5 stelle può vantare i numeri del maggior partito d'Europa...
Sarà sicuramente per questo motivo che ha deciso di giocare l'azzardo della beffa a cui stiamo assistendo, come a un qualsiasi banchetto del gioco delle tre carte: trasferire il malloppo di consensi da un'associazione ancora legata alle ipotesi fondative di un non-partito destituente, votato a contrastare la famosa casta con una presenza nelle istituzioni che si intendeva scomoda e disturbante, ad una associazione nuova di zecca con regole che danno esplicitamente tutto il potere ai vertici, laddove questi ultimi si sono autolegittimati a scriverle sulla base del consenso raccolto in altri momenti e con ben altri fini.
Il gioco delle tre carte si svolge in piena luce e questo è un pregio: chi come la scrivente sente ogni giorno di più la vergogna di aver contribuito a fondare il movimento che sta dando così tante prove di incoerenza e tante delusioni, almeno potrà tirare un respiro di sollievo. Infatti è sufficiente non aderire alla nuova associazione,  dalla quale si verrebbe esclusi comunque molto facilmente in caso di dissenso, e attendere di vedere come lorsignori decideranno di disfarsi della scomoda esistenza del vecchio non-partito che non potranno chiudere senza incorrere nell'ennesimo illecito statutario per mancanza dei numeri di voti necessari alla delibera di scioglimento visto che già in autunno avevano tentato senza riuscirci di modificare il non statuto (http://www.huffingtonpost.it/2016/10/18/voto-grillo-non-statuto_n_12536440.html .... citerei il blog per questo evento ma la pagina risulta rimossa:  http://www.ilblogdellestelle.it/domani_si_vota_sul_non_statuto_e_sul_regolamento_del_movimento_5_stelle.html).

L'oblio e la rimozione diventano dunque la strategia principale del movimento che non vuole criticare le ideologie ma semplicemente fingere che non siano esistite e non esistano.
Di certo quindi la rimozione di stile staliniano è un modello che ha invece passato benissimo il millennio e viene utilizzato proprio da chi nega che questo accada, ivi compresi gli atti di contrizione e di accusa che ricordano tantissimo il Buio a mezzogiorno! O le foto ritoccate per cancellare le persone non più gradite...


Sarà probabilmente necessario che chiudano addirittura il blog di riferimento e facciano la figuraccia inevitabile davanti al mondo.

Anche se in definitiva essendo il blog in mano alla Casaleggio potranno rendere cieca sorda e muta la vecchia associazione che ha portato il movimento fin qui, in modo da renderla impotente.


E' ora di pensare in grande: nuovo Statuto e regole per le candidature

Di seguito i documenti della Nuova Associazione e le regole per la selezione dei candidati:
NUOVO STATUTO ASSOCIAZIONE MOVIMENTO 5 STELLE
NUOVO CODICE ETICO
ORGANIGRAMMA ASSOCIAZIONE MOVIMENTO 5 STELLE
REGOLAMENTO PER LA SELEZIONE DEI CANDIDATI NEI COLLEGI PLURINOMINALI E UNINOMINALI

 


mercoledì 20 settembre 2017

medio(a)crazia virulenta




Il problema più grande del movimento, e lo sappiamo da un pezzo, è proprio questa diffidenza verso qualunque ragionamento che, vista la difficoltà di essere compreso, spesso si ritiene che possa anche solo lontanamente essere una critica, ed è la inevitabile conseguenza di un'adesione che somiglia più al tifo calcistico (che non per nulla prende il nome da una malattia) che a un insieme di individui che abbiano intenti comuni e forme concordate per raggiungerli.
Io mi ero immaginata che si potessero costruire delle “palestre” di democrazia per abituare le persone "normali" a ragionare con la propria testa, a vincere paure e pregiudizi, a diventare creativi e attivi politicamente!
La scelta dei burattinai (che non hanno mai accettato di essere aiutati a organizzare il movimento in modo egualitario e orizzontale perché erano i più diffidenti loro per primi!) di usare il consenso mediatico anziché i faticosi incontri di discussione assembleare con tutte le difficoltà dei neofiti di qualsiasi forma di vita politica attiva (condizione ahinoi ormai generalizzata di questi tempi!) è stata fatale per un progetto (forse troppo ambizioso?) che all'inizio aveva catturato la passione di molti intenzionati ad un rovesciamento sostanziale del paradigma falsamente democratico in uso attualmente... insomma un esperimento di partecipazione alla costruzione collettiva delle decisioni in armonia con la vita dei singoli e nella prospettiva di liberarci tutti quanti dell'oppressione (ovviamente ciascuno con differenti gradi di tensione interiore verso la libertà senza aggettivi per via dei gradi svariati di condizionamento culturale etc).
Il risultato è che sono state scelte a tavolino delle persone come se fossero dei divi tv, dei prodotti di consumo spendibili e consumabili in ogni momento e forma, dalla tv allo smartphone, ma che avessero ben chiara stampata in fronte la "marca della casa".... insomma dopo l'insegnamento di Berlusconi che ha usato le tv è stato sufficiente estendere al web il giochetto per ripresentare come nuovo qualcosa di ormai vecchio. La fatica di combattere per la libertà ci viene un'altra volta risparmiata e chiunque osi mettere in discussione il fatto che un ragazzo del tutto insignificante e senza alcuna qualità possa da un momento all'altro prendere decisioni per milioni di persone viene insultato e trattato come se fosse un nemico e un traditore.
Il movimento si è sempre dichiarato come un Virus, dicendo in effetti una terrificante verità e purtroppo la malattia si è ampiamente e gravemente diffusa.... ci vorrebbe in questo caso davvero un vaccino!

domenica 10 settembre 2017

LO STATO ELIMINA GLI AGRICOLTORI! Rifiutiamo le norme! Schiviamo i proiettili!






 fonte: https://istrixistrix.noblogs.org/files/2017/09/FUORI-NORMA-Lo-stato-elimina-gli-agricoltori.pdf

 
Hanno  ucciso Laronze

Jérôme Laronze, un allevatore in Saône-et-Loire, è stato ucciso il 20 maggio 2017 dai gendarmi. Il suo nome si aggiunge alla lunga lista delle vittime delle forze dell’ordine. La sua morte ci ricorda che la violenza istituzionale non risparmia nessuno, nemmeno gli agricoltori.
Jérôme era stato molestato da anni dalla burocrazia amministrativa del settore agricolo: controlli a ripetizione, multe, minaccia di sequestro delle greggi… Questa azione repressiva aveva come obiettivo “fargli rispettare le norme” a uno che rifiutava di sottostare ai vari obblighi di tracciabilità (marchio auricolare in materiale plastico applicato all’orecchio sinistro, registro degli spostamenti di acquisto e vendita, profilassi, ecc.). La pressione crescente ha raggiunto l’apice nel 2016 quando i servizi veterinari hanno fatto appello ai gendarmi per effettuare i loro controlli a ogni costo.
Durante la loro ultima visita, non meno di due controllori e quattro militari armati si sono presentati in azienda a sorpresa. Preso alla sprovvista, Jérôme ha deciso di darsi alla fuga per denunciare il comportamento dell’amministrazione. Nel Journal de Saône-et-Loire ha espresso la sua visione perfettamente chiara della situazione: «L’iper-amministrazione non porta nulla agli agricoltori, se non umiliazioni e angherie. Avvantaggia soltanto i commercianti e gli intermediari. Il mio caso è aneddotico, ma illustra l’ultra-regolamentazione che porta alla distruzione dei contadini.»
Purtroppo la sua fuga mediatica e politica si è conclusa dieci giorni dopo sotto i proiettili dei gendarmi. Mentre molti coltivatori e allevatori vanno in depressione, abbandonano il mestiere o si suicidano, Jérôme invece si è opposto al sistema normativo ed è stato abbattuto.
Mentre i servizi statali cercano di screditarlo per scusare i propri gendarmi1, dobbiamo Riconoscere
la lucidità e il coraggio di Jerome in questa lotta che colpisce tutti i lavoratori della terra. L’omicidio di cui è la vittima rende più visibile la distruzione dei contadini che mai.


Lo  Stato al  servizio del capitale

L’ultra-regolamentazione in questione si basa su norme sanitarie e ambientali il cui numero è esploso negli ultimi vent’anni. Queste norme hanno la pretesa di far fronte ai problemi attuali di salute pubblica e protezione dell’ambiente. Ma queste promesse, sempre deluse, nascondono l’obiettivo reale. La gestione normativa serve solo a scremare la popolazione agricola in modo da concentrare la produzione e i profitti.
E se il degrado del nostro ambiente e della nostra salute sono indubbi, le norme non si sono dimostrate né necessarie né efficaci: nessun studio dimostra il presunto rischio delle pratiche contadine; nessun protocollo industriale ha impedito la mucca pazza, le alghe verdi o le lasagne di cavallo. Al contrario, l’industrializzazione dell’agricoltura è stata accompagnata dall’uso massiccio di prodotti tossici per la natura in generale e per gli esseri umani in particolare. Il deteriorarsi delle  nostre condizioni di vita è profondamente legato allo sviluppo del modello produttivista.
Tuttavia queste norme, predisposte con cura dalle lobby industriali, sono imposte a tutti sotto forma di regolamenti. Il sistema normativo fa scomparire l’unicità di ogni azienda agricola e l’esperienza del produttore a vantaggio di procedure standardizzate. Ci riduce a semplici esecutori, privati del nostro savoir-faire, della nostra cultura e dei nostri strumenti di lavoro. Ci soffoca in modo finanziario e amministrativo. Snatura il senso del nostro mestiere. Ci trasforma in lavoratori proletarizzati e ci spinge a lasciare le nostre fattorie. Risponde così ai bisogni dell’industria: liberare dei suoli da un lato e della manodopera resa precaria dall’altro.

Su consiglio delle stesse lobby, le politiche hanno messo in atto misure finanziarie per accompagnare le normative sanitarie e ambientali. Ma queste sovvenzioni e altri vantaggi fiscali sono raramente accessibili alle piccole aziende agricole perché gli investimenti necessari rimangono fuori dalla loro portata. Solo le grandi aziende agricole possono ambire a ottenerle, e ne traggono beneficio anche per aumentare i loro enormi profitti diversificando le loro entrate (solare, eolico, metano…).
Così, la gestione attraverso le norme è diventata la principale leva delle politiche agricole per sradicare le piccole e medie aziende, a vantaggio delle grandi aziende agricole e delle fattorie-fabbrica. Malgrado tutti gli esiti concreti sulla salute e sull’ambiente, la combinazione di regolamenti e aiuti pubblici fornisce all’industria le condizioni e i mezzi per poter prosperare. Jérôme l’aveva capito bene. Vi si è opposto e per questo è morto.


Lottiamo  insieme per esistere

È giunto il momento di porre fine a questa politica mortifera. Molti di noi rifiutano di sottomettersi alle ingiunzioni dello Stato. Sono necessari tanti atti di resistenza, ma è difficile farsene carico da soli, di fronte a un’amministrazione repressiva e a una giustizia di classe. L’omicidio di Jérôme suona come un campanello d’allarme: isolati, prima o poi scompariremo, sotto le norme o sotto i proiettili. Solo un movimento collettivo ci permetterà di fermare la macchina che ci riduce in frantumi.
Il sindacalismo ha mostrato i propri limiti. Impigliato nella co-gestione, non può più essere una forza d’opposizione. Basta con l’ipocrisia. Non c’è nulla da negoziare con lo Stato francese e con il suo avatar europeo dato che entrambi concentrano la produzione nelle mani degli imperi agroalimentari garantendo loro guadagni regolari. Bisogna impedirgli di fare danni attraverso la disobbedienza collettiva e l’azione diretta.
Come nel caso della lotta contro l’inserimento di microchip nelle pecore, dobbiamo ristabilire un rapporto di forze con l’amministrazione organizzando una presenza collettiva nelle aziende durante i controlli. Questa presenza ha il merito di porre fine all’umiliazione, alla sensazione d’impotenza e d’isolamento. Ma data la situazione, dobbiamo andare oltre. Adesso dobbiamo rifiutare collettivamente i controlli e assicurarci che non si verifichino sanzioni.


Rifiutiamo il sistema normativo che tenta di eliminarci!
Per contattare il movimento, partecipare alle manifestazioni e organizzare la lotta, contattateci al seguente indirizzo: hors.norme@yahoo.com.
Stiamo pensando in particolare a un incontro entro la fine dell’anno.


Collettivo di agricoltori contro le  norme
18 agosto 2017




NOTE
1. FDSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) e Confédération Paysanne hanno alimentato questo discorso ufficiale affermando che era «psicologicamente debole», che aveva «bisogno di cure» o suggerendo che aveva «perso la ragione».

A  proposito della  morte di  Jérôme Laronze, allevatore
(a  cura di istrixistrix)

Sabato 20 maggio 2017 Jérôme Laronze, allevatore di Trivy (dipartimento Saône-et-Loire) è stato  ucciso dai gendarmi di Cluny. Era ricercato dall’11 maggio, giorno in cui era fuggito per sottrarsi a un controllo sanitario da parte di funzionari della Direzione Dipartimentale di Protezione delle  Popolazioni (DDPP) scortati da un ingente numero di sbirri; secondo le forze dell’ordine aveva cercando di investirli con il trattore, ma secondo la dichiarazione di Laronze, l’aveva guidato solo con l’intento di «spaventarli»1, come aveva dichiarato in una lettera inviata al giornale locale durante i giorni in cui era fuggiasco. Segnalato alle autorità da un abitante del vicino villaggio di Sailly, è stato raggiunto da due militari armati e con giubbotto antiproiettile mentre si era assopito all’interno della sua automobile: resosi conto della situazione ha cercato di scappare a bordo del veicolo ma è  stato abbattuto da tre colpi di arma da fuoco.

Non era il primo controllo che subiva; il 6 giugno 2016 si erano presentati dei funzionari della DDPP per identificare i bovini al pascolo, scortati da una decina di gendarmi armi alla mano, nonostante in precedenza non avesse mai minacciato i funzionari né ostacolato i controlli: le bestie si erano  spaventate e secondo la sua testimonianza una ventina di mucche si erano precipitate in un torrente limitrofo, e alcune erano morte. Dettaglio questo, come ha spiegato nella lettera inviata al giornale, che l’aveva profondamente sconvolto; «In seguito mi hanno chiesto di non dire nulla riguardo queste bestie se volevo che il mio dossier risultasse in regola»2. Sempre nella lettera pubblicata il giorno prima della sua morte, ha denunciato «la iper-amministrazione che non dà nulla agli agricoltori, se non umiliazioni e vessazioni. Essa è utile solo ai commercianti e agli intermediari. Il mio caso è aneddotico ma illustra bene l’iper-regolamentazione che porta alla distruzione dei contadini.»3

Vista la situazione alcuni agricoltori e vicini, assieme alla Confédération paysanne locale, si erano  organizzati per sostenere Laronze durante i controlli, che in seguito si erano svolti tranquillamente: nulla  lasciava  presagire  che  i  funzionari  si  sarebbero ripresentati scortati dai militari. «Quando sono arrivati i controllori assieme a tutta quella gente armata, sono  salito sul trattore e ci sono rimasto perché per me era il solo modo per avere diritto di parola. Sono sempre stato gentile con i controllori, non ho mai mancato di rispetto. Ma quel giorno sono stato preso dalla collera di chi è nel giusto…»

Dichiarazione che stona con quanto dichiarato dai gendarmi, secondo cui «al volante del suo trattore, cercava di investire i gendarmi, che sono riusciti a evitare l’urto.»5 Anche il giorno in cui è stato ucciso la versione dei fatti dei pubblici ufficiali non quadra, dato che la procura di Mâcon sostiene che sarebbe «andato addosso ai due su una stretta strada sterrata». Ma l’indagine balistica sembra smentire quanto detto, ovvero che i gendarmi avrebbero sparato per legittima difesa,  dato che la traiettoria mostra che i proiettili hanno raggiunto  la vettura dalla fiancata e da dietro, oltre al fatto che sono stati sparati un numero eccessivo di colpi.

I sindacati di categoria hanno da un lato condannato l’accaduto, dall’altro sottolineato la natura fragile del soggetto in questione… un colpo al cerchio e uno alla botte, come sempre.

Bernard Lacour, presidente della Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) della regione Saône-et-Loire ha detto al quotidiano Le Parisien: «Da oltre un anno ero a conoscenza del fatto Jérôme Laronze era nel mirino perché registrava una mortalità nei suoi bovini superiore alla norma. Ma prima di giudicare bisogna avere in mano tutti gli elementi.» Per il sindacalista si tratta di un dramma
«della solitudine, che gli allevatori fanno fatica ad accettare, con il carico di lavoro che sappiamo devono affrontare. Ma per onore della verità devo dire che Jérôme era psicologicamente debole. (…) Bisogna tornare a un livello umano. L’allevatore dovrebbe essere avvertito prima di ogni controllo, cosa che lo porterebbe a essere più vigile. Dovrebbe anche beneficiare di sostegno e accompagnamento: se avesse avuto accanto dei colleghi, forse Jérôme non avrebbe reagito così. I controlli, normali e legittimi,  troppo spesso sono vissuti come qualcosa di sospetto o come un accanimento.»6

Questo invece il comunicato stampa della Confédération Paysanne:
«In seguito a un controllo amministrativo, Jérôme Laronze, 37 anni, contadino, militante della Confédération Paysanne Saône-et-Loire, è morto questo sabato in conseguenza a colpi sparati da gendarmi venuti a prelevarlo. Desideriamo prima di tutto esprimere tutta la nostra solidarietà con la famiglia di Jérôme così come ai militanti della Conf’ Saône-et-Loire.
Siamo scioccati, siamo in collera. Bisogna che sia fatta piena luce su questo dramma. Speriamo che un’indagine seria e indipendente stabilisca come si sia arrivati a questa fine tragica.
Al di là di questo fatto e delle specifiche condizioni in cui è avvenuto, non possiamo far altro che insorgere di fronte ai metodi impiegati di fronte a un disagio economico e umano. Stiamo qui mettendo in discussione il fatto che sia preso in considerazione il disagio degli esseri umani, soli nella loro fattoria, che devono affrontare l’umiliazione di un controllo che talvolta può far agire il contadino al di là della ragione.
Nell’immediato la Confédération paysanne chiede una moratoria sui controlli, inoltre c’è bisogno che il lavoro dei contadini abbia un riconoscimento umano ed economico. Solo a quel punto le norme e i controlli riacquisteranno il loro significato e serviranno l’interesse generale.»7

Il comunicato che precede, firmato “Collectif d’agriculteurs contre les normes”, ha destato scandalo quando è stato distribuito durante un incontro della Confédération Paysanne in cui si presentavano i libri Le paysan impossible. Recit de luttes, di Yannick Ogor, e Le ménage des champs, di Xavier Noulhianne, entrambe editi da Les éditions du bout de la ville, esperienza editoriale nata nel 2012 in occasione della scrittura collettiva del libro Oublier Fukushima (trad. italiana: Dimenticare Fukushima, istrixistrix 2016).
NOTE
1, 2, 3, 4. “Il mio trattore era il solo mezzo per avere diritto di parola”, Le Journal de Saône-et-Loire, Venerdi 19 maggio 2017 (p. 5).
5.   “La fuga in avanti di un allevatore reso fragile”, Le Journal de Saône-et-Loire, Mercoledi 17 maggio 2017.
6.   Le Parisien, 22 mai 2017.
7.   “Justice pour Jérôme”, Comunicato stampa del 21 maggio 2017 http://www.confederationpaysanne.fr/rp_article.php?id=5867
istrixistrix.noblogs.org
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